Fonds de préservation

Pourquoi l'effort de préservation?


Parcourir des territoires sauvages, prendre un bain de nature vierge, entendre le vrai silence ou les sons purs de la nature, glisser sur une eau limpide, contempler la flore dans toute sa splendeur : voilà des joies partagées par tous les adeptes du canot et du kayak. Mais attention ! Même si l'on a l'impression que cette nature est infinie dans le temps et dans l'histoire, il n'en est rien. Cette richesse n'est pas éternelle. Et pour permettre à chacun d'en profiter, il importe de contrôler les multiples menaces à l'intégrité des cours d'eau :

· la construction de barrages;
· la pollution industrielle ou agricole;
· les coupes forestières à proximité des rives;
· le développement résidentiel et les systèmes d'égouts ou de fosses septiques;
· la pollution ou la destruction des sites par les amateurs de canot et de kayak eux-mêmes.

La Fédération québécoise du canot et du kayak se fait un ardent défenseur du développement durable et du respect de la nature. Le développement durable tient compte de la notion d'équité, tant sur le plan individuel que sur le plan collectif. Assurons-nous que les générations futures pourront jouir de nos rivières et nos forêts.

Les rivières menacées

Notre message


Certains pays sont dotés de montagnes grandioses, d’autres de luxuriantes forêts tropicales, d’autres encore, de cathédrales construites dans la nuit des temps. Le Québec, lui, est riche de ses rivières !

Le réseau hydrographique du Québec est unique au monde. Nos rivières confèrent à notre terre certains de ses plus beaux paysages. Elles sont de plus témoins des liens uniques rattachant les Québécois à leur pays et à leur patrimoine. Mais quel sort réserve-t-on aujourd’hui à ces grandes voies d’eau du passé qui accueillent encore aujourd’hui, par milliers, les pagayeurs, les pêcheurs et les villégiateurs ?

Barrages, digues, détournements. Détournements, digues, barrages. Comme on coupe nos forêts à blanc, on harnache ici les rivières à blanc. Depuis 1996, la nouvelle politique énergétique du Québec a sonné l’assaut final sur les dernières grandes rivières inviolées et sur les plus belles chutes du sud de la province. Le gouvernement invite Hydro-Québec et les producteurs privés à produire davantage d’électricité, à des fins d’exportation. Les politiques d’économie d’énergie sont simultanément délaissées. Un seul mot d’ordre : harnacher.

Posez-vous la question : avez-vous déjà vu de vos yeux une rivière du Québec libre de toute entrave ? Si oui, parmi ces rivières, lesquelles seront demeurées inviolées d’ici 20 ans ? Tout un patrimoine de notre génération et des générations futures est en voie d’être perdu. Une rivière harnachée est une rivière défigurée à jamais.

Le temps presse. La population du Québec doit manifester son opposition à la nouvelle politique énergétique. Il appartient à chacun d’agir. Il en va de l’intégrité d’un fleuron de la géographie du Québec.


Notre engagement


La Fédération québécoise du canot et du kayak lutte depuis 1969 pour la préservation des rivières du Québec.

La Fédération représente les intérets des amateurs de canot et de kayak de mer, et généralement de tous les amoureux des rivières. C'est ainsi qu'elle intervient auprès des organismes publics et des entreprises dont les décisions ou les actions affectent la pratique des activités nautiques non motorisées. La Fédération entreprend des actions au fil du temps pour le maintien des cours d'eau dans leur état naturel et le respect de l'environnement.

Depuis la déréglementation de la production énergétique en 1996, plus de 500 rivières sont menacées de harnachement ou de détournement à des fins de production hydroélectrique. Les plus belles rivières navigables du Québec figurent à ce triste palmarès. Elles qui n'ont cessé de faire la joie des canoteurs, des kayakistes, des pêcheurs et autres amateurs de plein air, perdront à jamais la beauté de leurs parcours intouchés.


Adoptez une rivière


La campagne Adoptez une rivière se veut un outil de mobilisation et de sensibilisation citoyenne autour des enjeux menaçant les rivières du Québec (construction de barrages, destruction des berges, pollution, etc.).

Dès l'automne 2001, la coalition Eau Secours!, Aventure Écotourisme Québec, l’Union québécoise pour la nature (UQCN) et la Fédération québécoise du canot et du kayak ont procédé au lancement de l’opération
Adoptez une rivière à la suite de l’annonce du gouvernement du Québec de son nouveau programme d’octroi de contrats à des promoteurs privés pour la production hydroélectrique sur les rivières du Québec.

Puis, la Fondation Rivières s'est engagée à appuyer l'opération Adoptez une rivière, et s'est ainsi jointe à la Fédération québécoise du canot et du kayak, Aventure Écotourisme Québec, la Société pour la nature et les parcs du Canada - section Montréal - et l'Union québécoise pour la conservation de la nature, qui ont décidé de poursuivre ensemble l'opposition aux centrales privées.

C'est maintenant la Fondation Rivières qui poursuit l'opération Adoptez une rivière.
 

Quelques points de repère


Plus de 500 rivières sont répertoriées pour leur potentiel hydroélectrique, parmi lesquelles on retrouve des parcours favoris des canoteurs et kayakistes.

« Le Québec compte 106 centrales hydroélectriques, localisées sur 30 rivières. Cela signifie que sur un total de 525 rivières répertoriées dans les études de potentiel hydroélectrique, un peu moins de 6 % sont aménagées pour fins de production hydroélectrique. Environ les deux cinquièmes du potentiel économiquement aménageable selon les critères de classement actuels concernent justement des rivières déjà touchées par le développement hydroélectrique. La difficulté ne réside donc pas dans la rareté de la ressource, mais provient plutôt de la nécessité d'établir un consensus social sur le développement des cours d'eau.

L'énergie au service du Québec - Une perspective de développement durable, Gouvernement du Québec, 1997.

Au nombre des rivières complètement transformées par le développement hydroélectrique passé figurent la Manicouagan, la Sainte-Marguerite, la Betsiamite, la rivière aux Outardes, la Péribonka, la Saint-Maurice, la rivière La Grande, la rivière des Outaouais, la Portneuf, Manouane,Toulnustouc et la Caniapiscau. De nombreuses autres rivières sont partiellement mutilées telles que la Eastmain, la Gatineau en aval et en amont du barrage Mercier (réservoir Baskatong), la Shipshaw, la Kiamika et la Portneuf (Côte-Nord).

Au nombre des rivières menacées par des projets courants d'Hydro-Québec figurent les rivières : Sault-aux-Cochons, Kipawa, Mégiscane, Gatineau, Carheil, aux Pékans, Romaine, Saint-Jean, Rupert, Batiscan, Pikauba et aux Écorces. Le projet longuement contesté visant la rivière Ashuapmushuan, un bijou de notre patrimoine naturel, a également refait surface. Des dizaines de rivières sont convoitées par les producteurs privés.

Au printemps 1999, le gouvernement du Québec a déposé un projet de loi à l'Assemblée nationale afin de hausser de 25 à 50 megawatts la puissance des centrales hydroélectriques sur lesquelles les producteurs privés détiendront désormais un monopole. Une « petite » centrale de 50 MW n'est pas petite : elle dépasse même en importance la centrale Rivière-des-Prairies, très visible de la piste cyclable qui longe le nord de l'île de Montréal. Sur le plan international, d'ailleurs, on applique généralement le qualificatif « petit » à des centrales de moins de 10 MW.
 
 
Vous possédez désormais toutes les raisons de faire un don au Fonds de préservation de la FQCK.
 
SOUTENEZ LA CAUSE POUR VOUS ET POUR LES GÉNÉRATIONS FUTURES !